Je suis professionnel.le et j’ai besoin de comprendre le processus des violences conjugales faites aux enfants

  • Pour comprendre le processus des violences conjugales faites aux enfants, il est primordial de distinguer clairement les violences conjugales des conflits conjugaux/parentaux.
  • Violences

Les violences au sein du couple se définissent comme des situations où les faits de violences sont à la fois RECURRENTS, souvent CUMULATIFS, S’AGGRAVENT et S’ACCELERENT (phénomène dit de « spirale »)

Et sont inscrits dans un rapport de force ASYMETRIQUE (dominant / dominé) et FIGE.

Elles peuvent être verbales, psychologiques, physiques, sexuelles, économiques et/ou administratives et sont interdites et punies sévèrement par la loi (renvoi vers cet article).

Dans les violences, il s’agit d’un rapport de domination et de contrôle de l’auteur sur la victime qui relève d’une véritable emprise.

  • Conflits

Lors de disputes ou de conflits conjugaux dans lesquels deux points de vue s’opposent, cela s’opère systématiquement dans un rapport d’égalité.

La responsabilité est alors partagée et elle conduit à une négociation et une équité dans un contexte non-violent. Le partenariat repose sur l’égalité.

Photographie du livre d'Edouard Durand

« Les violences conjugales ne peuvent être considérées comme une sous-catégorie du conflit conjugal.
Elles sont au contraire d’une nature très différente, ne serait-ce qu’en raison de leur caractère illégal et pénalement répréhensible. »

Edouard Durand.

Les violences conjugales ne sont pas spontanées mais ritualisées : c’est un processus répétitif qu’on appelle "cycle de la violence"...

PHASE DE TENSION

  • Dominant.e: Installe un climat de tension par ses paroles ou ses attitudes
  • Dominé.e: Peur de déplaire / faire des erreurs; anxiété / paralysie

PHASE DE PROMESSES ET DE FAUSSES EXCUSES "lune de miel"

  • Dominant.e : Opération séduction par l’agresseur qui cherche à se faire pardonner sa conduite «on va prendre un nouveau départ, ça n’arrivera plus»
  • Dominé.e : Espoir de changement, minimise / justifie / nie les faits «il est de nouveau agréable, je lui laisse une dernière chance»

CYCLE DE LA VIOLENCE

PHASE D'AGRESSION

  • Dominant.e : «Éclate», il instaure la peur : acte de violence physique, psychologique, verbal, sexuel, etc.
  • Dominé.e : Colère, humiliation, tristesse, découragement, impuissance

PHASE DE TRANSFERT DE RESPONSABILITÉS

  • Dominant.e : Déni de la gravité de faits, déresponsabilisation «j’étais stressé», «si tu m’avais écouté»
  • Dominé.e : Culpabilisation, auto-accusation «il a peut-être raison, c’est moi qui ne comprends rien»

CYCLE DE LA VIOLENCE

PHASE DE TENSION

  • Dominant.e : Installe un climat de tension par ses paroles ou ses attitudes
  • Dominé.e : Peur de déplaire / faire des erreurs; anxiété / paralysie

PHASE D'AGRESSION

  • Dominant.e : «Éclate», il instaure la peur : acte de violence physique, psychologique, verbal, sexuel, etc.
  • Dominé.e : Colère, humiliation, tristesse, découragement, impuissance

PHASE DE TRANSFERT DE RESPONSABILITÉS

  • Dominant.e : Déni de la gravité de faits, déresponsabilisation «j’étais stressé», «si tu m’avais écouté»
  • Dominé.e : Culpabilisation, auto-accusation «il a peut-être raison, c’est moi qui ne comprends rien»

PHASE DE PROMESSES ET DE FAUSSES EXCUSES "lune de miel"

  • Dominant.e : Opération séduction par l’agresseur qui cherche à se faire pardonner sa conduite «on va prendre un nouveau départ, ça n’arrivera plus»
  • Dominé.e : Espoir de changement, minimise / justifie / nie les faits «il est de nouveau agréable, je lui laisse une dernière chance»

...par opposition à la "roue de l'égalité".

 Les violences conjugales ont des conséquences graves et durables sur les enfants. Dans le cadre d’une situation de violences conjugales non repérée, l’enfant est victime.
Lorsqu’une situation de violences conjugales est identifiée, une prise en considération spécifique de l’enfant doit être proposée.

A noter que la violence ne s’arrête pas avec la fin de la situation conjugale. Dans un contexte de séparation, la Docteure Karen SADLIER appelle les professionnel.le.s à la plus grande vigilance pour que les questions liées à la parentalité ne deviennent pas un nouvel espace de conflit et de violence.

En effet, « l’existence actuelle ou passée de violences conjugales commande de ne pas distinguer le traitement réservé à la problématique conjugale de celui réservé à la problématique parentale » (Sadlier, 2009).

Il est important d’identifier L’ENFANT PROTEGE DES VIOLENCES dans le couple et L’ENFANT VICTIME DES VIOLENCES dans le couple.

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